Cas d’innovation sociale|Fiche d'information

2025

Le projet vise à préserver le tissu social et économique des quartiers par l’acquisition, la détention et la préservation d’immeubles commerciaux et résidentiels dans une perspective d’abordabilité pérenne. En réunissant les acteurs locaux autour d’une maîtrise collective du foncier, il cherche à freiner la spéculation immobilière, à maintenir les commerces de proximité et à favoriser une occupation des locaux adaptée aux besoins du territoire.

Le projet se développe avec la SDC Plaza St-Hubert et l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, dans une perspective de déploiement ailleurs à Montréal et au Québec.

Une solution innovante

Le projet propose une approche collective de maîtrise du foncier pour préserver l’abordabilité des immeubles et maintenir les commerces locaux. Il combine l’acquisition immobilière, la pérennisation ou l’implantation de commerces adaptés aux besoins du territoire et le repreneuriat collectif des commerces.

L’innovation repose aussi sur la création d’un écosystème local réunissant notamment les sociétés de développement commercial, les autorités municipales, les tables de quartier et les citoyens. Ces acteurs contribuent à identifier les acquisitions potentielles et à définir les orientations commerciales du territoire.

Cette approche s’appuie également sur le développement de mécanismes de financement, une réglementation facilitant les acquisitions et un registre des loyers commerciaux visant à rendre les loyers publics et à freiner la spéculation immobilière.

Au service de qui?

Le projet est au service des commerces locaux, dont il vise à préserver la présence sur les artères commerciales, ainsi que des résidents, qui bénéficient du maintien de commerces de proximité et d’un bâti abordable.

Il soutient également les municipalités et les sociétés de développement commercial dans leur planification territoriale, en favorisant une occupation des locaux adaptée aux besoins du quartier.

Portée

Le projet se développe actuellement à Montréal, avec la SDC Plaza St-Hubert et l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Il est conçu pour être reproduit sur d’autres artères commerciales, avec un déploiement envisagé ailleurs à Montréal, puis dans d’autres territoires du Québec.

Retombées

Les retombées attendues du projet sont le maintien des commerces locaux, la préservation de l’abordabilité du bâti commercial et résidentiel et la réduction des pressions liées à la spéculation immobilière. Il vise ainsi à préserver l’identité des quartiers et leur vitalité sociale et économique.

La mobilisation des acteurs locaux doit également favoriser une planification concertée des artères commerciales et une occupation des locaux qui répond aux besoins du territoire.

Pérennisation

La pérennisation du projet repose sur la détention et la préservation à long terme des immeubles acquis, ainsi que sur la mobilisation des acteurs locaux. Le financement des acquisitions, l’accompagnement au développement du projet et une réglementation facilitant les acquisitions constituent également des leviers pour assurer sa continuité.

La documentation du projet avec les partenaires vise à faciliter sa reproduction sur d’autres artères commerciales, d’abord à l’échelle locale, puis dans d’autres milieux souhaitant préserver leur tissu social et économique.

Témoignages

Aucun témoignage disponible pour le moment.

Leçons apprises

Le projet est en cours de développement. Sa documentation avec les partenaires permettra de dégager les apprentissages susceptibles de guider son déploiement dans d’autres territoires.

Partenaires et collaborateurs

Le projet mobilise plusieurs partenaires selon leur rôle :

  • Développement du projet : la SDC Plaza St-Hubert et l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.
  • Accompagnement : le CÉSIM, la Coop Interface et la Maison de l’innovation sociale.
  • Financement des acquisitions : Desjardins et Investissement Québec.
  • Subventions : le gouvernement du Québec, par le MEIE (Défi innovation Québec) et le MAMH (Fonds signature métropole), ainsi que le gouvernement fédéral, par Développement économique Canada (Innovation sociale pour l’Est de Montréal).

Des collaborations sont également en cours de développement avec l’Université de Sherbrooke (Chaire en fiscalité et finances publiques), l’Université du Québec en Outaouais, le Chantier de l’économie sociale et sa Fiducie, ainsi que le Licer, laboratoire de la Maison de l’innovation sociale.

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